FRANCE : Pour Yann Le Cun, la souveraineté en matière d’IA est un droit légitime des États
Le chercheur français plaide pour des modèles ouverts et met en garde contre les restrictions d’accès aux technologies d’intelligence artificielle
Intervenant lors d’une conférence organisée au Salon VivaTech 2026 , à Paris, l’ancien scientifique en chef de l’intelligence artificielle chez Meta,Yann Le Cun a défendu le droit des États à développer leur propre souveraineté dans le domaine de l’IA.
« J’ai eu des échanges avec plusieurs gouvernements à travers le monde. Ils veulent tous assurer leur souveraineté en matière d’IA, et je pense qu’ils ont raison », a-t-il déclaré devant un auditoire composé d’entrepreneurs et d’acteurs du secteur technologique.
Pour Yann Le Cun, cette souveraineté est devenue « importante et nécessaire » dans un contexte où les systèmes d’intelligence artificielle occupent une place croissante dans la production, la diffusion et l’accès à l’information.
Selon le chercheur, la meilleure réponse aux enjeux de souveraineté réside dans le développement de modèles de base ouverts et libres. Ces modèles pourraient servir de fondation commune sur laquelle chaque État, chaque nation ou chaque communauté construirait des systèmes adaptés à sa langue, sa culture et ses besoins spécifiques.
Yann Le Cun s’est notamment appuyé sur l’exemple de Tapestry, un projet développé au sein de l’AI Alliance. Cette initiative vise à promouvoir un écosystème d’intelligence artificielle reposant sur des technologies ouvertes, capables d’être adaptées par différents acteurs à travers le monde.
Dans ce contexte, il encourage les gouvernements à accorder une attention particulière aux questions de sécurité technologique et de souveraineté numérique, alors que plusieurs décisions récentes prises par les autorités américaines soulèvent des interrogations sur l’accès international aux technologies d’IA les plus avancées.