CHINE: le Premier ministre alerte sur les risques de perte de contrôle et appelle à une gouvernance mondiale renforcée
Face à l’accélération des avancées en intelligence artificielle, la Chine plaide pour un renforcement de la gouvernance internationale afin d’éviter les dérives technologiques et les risques pour les sociétés.
Lors du Forum économique mondial d’été à Dalian, le Premier ministre chinois, Li Qiang, a averti que le rythme inédit du développement de l’IA impose de mettre en place des mécanismes de supervision adaptés. Selon lui, l’absence de régulation pourrait conduire à une « perte de contrôle » aux conséquences potentiellement graves.
Si l’intelligence artificielle ouvre des perspectives majeures en matière d’innovation, de santé ou d’éducation, Pékin estime que son déploiement doit s’accompagner de garde-fous pour prévenir les risques liés aux biais algorithmiques, aux cyberattaques, à la désinformation ou encore à l’automatisation incontrôlée.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de rivalité technologique croissante entre la Chine et les États-Unis. Le mois dernier, Pékin avait déjà proposé la création d’un dialogue intergouvernemental avec Washington sur la gouvernance de l’IA, considérant que les enjeux liés à cette technologie dépassent les frontières nationales.
Au-delà de la compétition économique, la Chine défend l’idée qu’une intelligence artificielle responsable nécessite des règles communes capables d’accompagner l’innovation tout en protégeant les citoyens et les sociétés. Un message qui rejoint les appels croissants de nombreuses organisations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale de l’IA fondée sur la sécurité, l’éthique et le contrôle humain.
Alors que les technologies d’IA progressent plus rapidement que les cadres réglementaires, le débat international ne porte plus seulement sur la performance des modèles, mais sur la capacité des États à garantir que leur développement reste au service de l’intérêt général.