L’IA et la formation des séminaristes : De l’expert au compagnon de route, le guide pour les futurs prêtres

août 22, 2025 | by nowerlonono@gmail.com

pretre priant a l eglise


Dans le monde de la foi et du dogme, le mot algorithme est rarement sur les lèvres. Pourtant, avec l’avènement de l’intelligence artificielle, on pourrait bien se retrouver à prier pour une bonne connexion WI-FI. Alors, on a une question qui se pose : comment former les futurs prêtres à l’ère de l’IA sans qu’il ne se fasse ubériser ? Ce qui pourrait être un cauchemar pour certains est une opportunité pour d’autres. L’IA peut-elle devenir un bon Samaritain technologique, où est-elle le ver qui pourrait s’insinuer dans la vocation sacerdotale ? serait-elle l’ivraie ?
L’approche éthique : l’IA comme compagnon de route pas comme l’éternel. On imagine déjà les séminaires avec un confessionbot3000 pour évaluer la garantie des péchés ou un SermonGenerator 5000 qui trouve la bonne citation biblique en un clin d’œil. L’idée est amusante, mais elle soulève de sérieuses questions éthiques. Un prêtre, ce n’est pas qu’un expert en théologie, c’est un homme de foi, de compassion et de relations humaines. L’IA même si elle est très performante, ne peut pas reproduire l’empathie, la compassion et la chaleur d’un prêtre. Le philosophe Emmanuel Kant nous a déjà prévenu « l’être humain doit toujours être considéré comme une fin en soi, pas comme un simple moyen. Utilisé l’IA pour tout, ce serait transformé les gens en données et le prêtre en robot. La perspective théologique : l’IA est l’âme du pasteur. La vocation sacerdotale n’est pas une simple carrière, mais un appel de Dieu. Le prêtre ne se résume pas à un tas de connaissances, mais une personne qui est à un point entre Dieu et les hommes. L’IA pourra s’occuper de la rédaction de serment, des recherches théologiques ou de la gestion du Bureau, mais elle ne pourra jamais remplacer la relation humaine. Un algorithme peut réciter les 10 commandements, mais il ne peut pas avoir de conscience, le prêtre, quant à lui, est à l’image de Dieu. Il est le canal par lequel la grâce divine est transmise aux fidèles, il peut céder la messe, baptiser, donner l’absolution. L’IA ne pourra jamais avoir de place dans ce qui est une relation sacrée.
Le cadre juridique, les algorithmes et le droit canon. Le droit canonique, c’est un peu le code civil de l’Église et il n’est pas tout adapté à l’IA. Que se passe-t-il si un prêtre utilise une IA pour un sermon qui va à l’encontre de l’Église ? Est-ce que c’est le prêtre qui est responsable ou le développeur de l’Ia ? Qu’en est-il du secret de la confection ? Comment une IA peut-elle garantir le secret si elle peut être piratée où utiliser à des fins de surveillance ? La question est loin d’être simple.
Alors, comment former un prêtre à l’ère de l’IA ? En faisant de l’IA un outil, et non une finalité. L’IA peut aider les séminaristes à mieux organisés leur formation, à faciliter l’accès à la connaissance et à libérer du temps pour les tâches administratives. Mais la vocation d’un prêtre est de servir les humains, pas de les remplacer. L’IA, c’est un peu comme une béquille : On peut s’en servir pour avancer, mais on ne peut pas remplacer sa jambe.

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