Les défis éthiques et les notions de vérité
avril 17, 2025 | by nowerlonono@gmail.com
En ces temps d’intelligence artificielle et de réalité augmentée, la question de la vérité est plus pertinente que jamais. Si le serpent a jadis trompé Adam et Eve avec une pomme, il est fort probable qu’aujourd’hui, il le ferait avec un Deepfake de la Vierge Marie, vous invitant à cliquer sur un lien frauduleux. L’IA générative, capable de créer des images et des textes plus vrais que nature, est une nouvelle pomme de discorde qui nous pousse à nous interroger : Comment trouver la vérité dans un monde où tout est potentiellement faux ? Les faux ongles, les faux cils, les fausses perruques.
Du point de vue juridique, le débat sur les Deepfake est un véritable casse-tête. Comment juger une personne qui aurait créé une fausse vidéo pour nuire à autrui ? La loi française est claire. Selon le code pénal, la diffamation est un délit, mais il faut pouvoir prouver qu’il s’agit d’une fausse information. Or avec l’IA , la preuve est difficile à établir. C’est l’équivalent d’un crime parfait, sauf qu’il n’y a pas de corps. Le droit doit s’adapter à cette nouvelle réalité, et les juges doivent devenir des experts en algorithme.
Du point de vue éthique, l’IA générative nous force à retrouver notre discernement, un super pouvoir que nous avons peut-être perdu en cours de route. Le philosophe Platon, s’il était parmi nous, nous dirait que nous sommes tous des prisonniers dans la caverne de l’IA , ou l’on prend les ombres pour la réalité. Il est temps de nous libérer de nos chaînes et de retrouver le soleil de la vérité. Le philosophe allemand Emmanuel Kant, lui, aurait probablement affirmé que la vérité est un impératif catégorique, et qu’il est de notre devoir moral de la rechercher.
L’Église, face à cette nouvelle réalité, ne reste pas inactive. Le Vatican a publié Antiqua et nova, un document qui nous met en garde contre l’utilisation idolâtre de l’IA. L’IA est un complément à l’intelligence humaine, pas un substitut. L’Église nous rappelle que la vérité n’est pas une information mais une personne, Jésus-Christ. C’est en lui, et non pas dans un algorithme que nous retrouverons la vérité. Le théologien Thomas d’Aquin aurait probablement déclaré que la vérité est la correspondance entre la pensée et la réalité. Elle n’est pas générée par l’IA.
La foi est un remède anti fakeNews. Comment naviguer dans ce monde où le vrai et le faux se confondent ? la réponse est dans l’évangile. Le christianisme, bien avant l’avènement d’internet nous a enseigné l’importance de la vérité. La foi n’est pas un code informatique. C’est un acte de confiance en Dieu, en l’autre et en nous-mêmes. C’est en cultivant notre esprit critique, notre cœur et notre foi que nous pourrons échapper au piège des Deepfake et des hallucinations de l’IA . Car Si l’IA peut créer des fausses vérités, elle ne peut pas créer la vérité.
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